Carnet de route du Mont-Blanc
12H00 – Déjeuner au Refuge de Tête Rousse
23rd sept 2010 Publié dans : Carnet de route du Mont-Blanc 0
12H00 – Déjeuner au Refuge de Tête Rousse

Ces presque 3 heures de marche ne sont pas de trop pour nous mettre en jambes. L’estomac crie déjà famine et appelle de son plein gré des pâtes et des féculents. Dans ce type d’effort prolongé, le corps doit stocker les sucres et pouvoir les utiliser sur la durée.

Nous arrivons dans un refuge moderne et très bien organisé. Une terrasse sur le pas de la porte d’entrée permet à ceux qui le souhaitent de déchausser les crampons et d’ôter les vêtements chauds. J’entre dans le sas puis le vestiaire où je retire les vêtements que j’ai mouillés en marchant. Ils sécheront « entre midi et deux ».

Le soleil tape maintenant bien sur le refuge et le glacier de Bionnassay qui se présente sous nos yeux côté restaurant. La salle est bien chauffée, l’air est vif. Nous sommes déjà à trois mille deux. La luminosité est éclatante. Nous jouissons d’un panorama magnifique en tous points. Pascal Potier va se régaler pour ses photos.

Véronique Billat va passer entre les tables avec un lecteur spécifique à enfiler au bout du majeur. Il va mesure la saturation du sang en oxygène et le pouls des ambassadeurs. Si je suis à un indice 100 au niveau de la mer, je suis mesuré à 93% à 3167 m. Véronique me demande si je suis acclimaté, et je lui réponds que je viens de passer une semaine à 1800 m et déjà 5 jours avec l’équipe dont deux en préparation dans le massif (ascension de la Bérangère). Mon corps a semble-t-il tiré les bénéfices de ces séjours en altitude. D’autres ambassadeurs sont mesurés à 91 voire moins … 87% par exemple. N’ont-ils pas assez bien respiré pendant la marche ? Sont-ils fatigués ?

David s’adosse au bar et fait quelques plans de notre décompression.

Nous commandons Coca, bières et autres sodas pour nous désaltérer et prendre du sucre. En entrée de la charcuterie et en plat principal, des spaghetti avec lardons et champignons. Un petit dessert, un café pour ceux qui le souhaitent. Et déjà Gérard commence à se détendre. Il s’adosse à la fenêtre sur fond de vallée, ferme les yeux puis somnole pour refaire de l’influx nerveux. A sa droite le soleil le glacier de Bionnassay en contrebas et son Aiguille au dessus. Didier Gustin, quant à lui, applique ce qu’il a découvert dans ses séances de relaxation et se détend méthodiquement des pieds à la tête. J’essaie de faire pareil mais j’avoue que je suis tendu vers l’objectif de la journée : le refuge du Goûter. Pas angoissé mais envie d’en découdre avec un peu d’excitation.

Après être redescendu à 80 pulsations / min à la suite de notre arrivée au refuge, le coca et la digestion me font remonter à 100-105. Fréquence raisonnable ni fatigante ni très reposante mais soit, on fera avec.

Pascal, notre photographe attitré, commence à organiser les prises de photos sur fond de glacier de Bionnassay et de son pic qui le surplombe. Une photo « spéciale femmes » avec Jeanne (de l’Office de Tourisme), Eve Gautier, Véronique Billat (Professeur physiologiste à l’Université d’Evry), Fabienne Amiach (Météo, France 3), Sophie Revel. Une photo « spéciale maires » avec Jean Marc Peillex (Maire de St Gervais) et Jacques Gaultier (Maire de Garches). Puis une photo de la cordée « Montagne à l’état Pur » avec tout le monde.

Pause photo de tous les ambassardeurs face à l'Aiguille de Bionassay

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Julien Holtz : Spécialiste de l'expérience utilisateur web : conception et production de dispositif digital, architecture de l'information, ergonomie, scénarisation, conseil, assistance à maitrise d'ouvrage. Découvrez sur le site mes compétences et réalisations. Découvrez également pour l'anecdote, le cheminement qui m'a mené à ce métier, une histoire très originale !